Avatar du membre

La part des flammes – Gaëlle Nohant

  • Image de l'événement

La part des flammes – Gaëlle Nohant
Éditions Héloïse d’Ormesson

Autour d’un événement qui a marqué à Paris la fin du XIXe siècle, l’incendie du Bazar de la Charité, nous pénétrons dans une description de la société de l’aristocratie de l’époque et de ses mœurs très codifiées.

Trois femmes se détachent de ce récit : Sophie d’Alençon (petite sœur de l’impératrice Sissi), Violaine de Raezal et Constance d’Estingel, dont les histoires d’amour et d’amitié apportent du romantisme au récit.

Pour espérer tenir un comptoir de vente au Bazar de la Charité, il faut faire partie du sommet de l’aristocratie. Violaine de Raezal, en perdant son mari, a aussi perdu son statut. En partageant les activités humanistes de Sophie d’Alençon, la visite des malades touchés par la tuberculose, elle réussira à accompagner cette dernière à cette manifestation très en vue.

L’incendie, dont l’origine est l’explosion d’un appareil de projection alimenté par de l’éther hautement inflammable, est décrit d’une façon affreusement réaliste, avec un style magnifique. La fascination pour tant d’horreur reste en arrière-plan durant tout l’ouvrage.

Les interactions entre les personnages, leur intimité, leurs liens affectifs, le reflet de cette époque très codifiée et hiérarchisée ne sont pas le moindre intérêt du récit ; cette période subit les épidémies, la tuberculose, on se bat toujours en duel pour laver une humiliation, les proches n’hésitent pas à réaliser des internements arbitraires pour servir leurs intérêts.
Ce mélange d’histoires romantiques, d’un terrible fait divers, de la description des mœurs d’une époque fait de ce livre un récit qu’on regrette d’avoir terminé.


Parution : 9 mars 2016
Pages : 544 pages
Prix : 9,70 €