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Les Enquêtes du Louvre, épisode 1 : Le Radeau de la Méduse

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Les Enquêtes du Louvre, épisode 1 :
Le Radeau de la Méduse

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Le podcast nous replonge en 1816, lorsque la Méduse, une frégatte française, s'échoue sur un banc de sable à une soixantaine de kilomètres de l'actuelle Mauritanie. Sitôt la construction d'un radeau décidée par le capitaine qui s'enfuit avec une quinzaine de privilégiés s'ensuit une interminable dérive de 2 semaines, où 147 personnes survivent à la surface de l'eau. Seuls 2 rescapés témoignent, en novembre 1817 : ils évoquent les scènes de cannibalisme faisant éclater le scandale. Le romantique français Théodore Géricault (1791-1824) peint alors Le Radeau de la Méduse.

Avec force commentaires de Côme Fabre, conservateur au département des peintures du musée du Louvre, Perrine Rogiez-Thubert, capitaine de police de l'Identité Judiciaire de Paris, Bruno Chenique, historien de l’art spécialiste de Géricault, Isabelle Autissier, navigatrice, Mati Diop, cinéaste et Paul McCarthy, artiste, le premier épisode des Enquêtes du Louvre revisite ce tableau hors normes (491 x 716 cm), cet enfer sur terre, à la manière d’une enquête policière, portée par la voix de la comédienne Romane Bohringer.

"Mon intérêt pour Le Radeau se situe à plusieurs niveaux. Il y a sa dimension culturelle, sa dimension politique, mais aussi le fait qu'il parle de l'océan et du néant. C'est pour cela que je dis que Le Radeau de la Méduse est mon tableau préféré. C'est comme une arène, une arène rectangulaire posée sur l'eau et une sorte de théâtre s'y joue. Une sorte de rêve. Dans Le Radeau de la Méduse, ce théâtre a quelque chose de réel. Les gens meurent, il y a du canibalisme, des gens qui se jettent du radeau. C'est un événement bien réel, et Géricault fait cette peinture. [...] Son art, ce n'est pas du canibalisme ; parce qu'il le représente, ça en serait ? Il le montre, il nous le met sous le nez et nous demande crûment : qu'est-ce que toi, tu aurais fait sur ce radeau ? On ne sait pas ! Voilà ce qu'il s'est passé, une violence extrême a regné sur ce navire. Et c'est de cela qu'il parle. Il parle d'humanité. Les gens peuvent désapprouver, mais c'est une position artistique, de parler de l'inhumanité de l'humanité."
(Paul McCarthy)