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"Le carnaval des animaux", un conte musical

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Arte.tv, 53 min.
Holger Preusse & Philipp Quiring, 2020

Parmi ses 600 compositions, la suite fantaisiste "Le carnaval des animaux" de Camille Saint-Saëns reste son oeuvre la plus célèbre, alors même que le compositeur en interdit l’exécution publique de son vivant (à l'exception du Cygne), tenant à conserver une image de compositeur "sérieux", au point qu'il fallu attendre la lecture de son testament pour que l'œuvre soit rejouée en public. Constituée de 14 pièces courtes, cette fantaisiste zoologie musicale a été commandée à Saint-Saëns en 1886 pour être jouée lors d’un concert privé de Mardi gras chez le violoncelliste Charles Lebouc. 

"Le public de l’époque s’amusa beaucoup des clins d’œil, pastiches et parodies qui ponctuent cette suite carnavalesque : les "Tortues" reprennent un cancan d’Offenbach ralenti jusqu’à l’absurde ; le savoureux "Pianistes" est exécuté "dans le style hésitant d'un débutant" ; "L’éléphant" métamorphose à la contrebasse la très aérienne "Danse des sylphes" de Berlioz. D’autres mouvements, comme "Le cygne" ou "Aquarium" – devenu l’hymne du Festival de Cannes –, délaissent le registre purement humoristique pour une poésie féerique. On découvre ici la genèse de cette œuvre aussi légère que brillante, commentée par des musicologues et interprètes – notamment la violoncelliste Camille Thomas – qui l'évoquent avec une jubilation contagieuse." (Arte.tv)

Pour aller plus loin, rendez-vous sur le site de la Philharmonie de Paris où une page est consacrée à l'analyse de cette œuvre.

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