LA GALICE

Cette région espagnole située à l’extrême pointe de la côte Cantabrique est un mélange de campagne verdoyante, de villes imprégnées d’histoire et de côtes rocheuses découpées, ponctuées de petits villages de pêcheurs.

La musique classique serait à l’atmosphère du littoral Atlantique ce que David Guetta, le DJ, serait à sa sœur méditerranéenne : ici, tout est harmonie, douceur, nuance et parfois mélancolie.

Peu ou pas de touristes en cette semaine du mois de mai, seulement des autochtones désireux de profiter des restaurants de bord de mer où sont servis des mets traditionnels de cette région : coquillages dont la fameuse coquille Saint Jacques et le pouce-pied (à l’aspect peu engageant mais très prisé en Galice), crustacés, huîtres, «croquettas» et paëlla.

Le folklore habituel des petits ports est présent : bateaux de pêche colorés, mouettes prenant la pose et participant à l’ambiance sonore, cordages et filets de pêche, eau scintillante.

Les couleurs sont rarement éclatantes sous la pluie que nous avons dû subir une bonne partie de la semaine mais l’océan prend tout à coup des couleurs des mers du sud quand le soleil daigne se montrer, contrastant avec les blocs rocheux qui constituent essentiellement un littoral assez proche de celui de l’Irlande.

Citons les endroits de la côte que nous avons visités parmi les plus charmants : Ferrol, Malpica, Caïon, Pontedeume, Miño, Betanzos. Certains points de vue sont magnifiques alliant mer, forêts et architecture des ponts.

Je ferai un traitement à part pour la Corogne qui fait figure de grande ville dont la façade maritime est séduisante : maisons habillées de galeries vitrées, caractéristiques de l’ensemble de l’habitat de cette région, réverbères orange vif, sentinelles tonitruantes qui se dressent tout-au-long de la promenade qui longe la marina et les plages, la fameuse tour d’Hercule du IIe siècle qui fait toujours office de phare, le château de Fort Anton du XVIe siècle, actuel musée historico-archéologique et l’impressionnante façade du Palais de l’hôtel de ville.

J’allais oublier : pour les sportives, le célèbre stade du Riazor dont je n’avais jamais entendu parler, moi qui le suis si peu.

Saint-Jacques-de-Compostelle, Santiago
A une soixantaine de kilomètres, au sud, vous atteindrez la célébrissime Saint-Jacques-de-Compostelle, but convoité des pèlerins du monde entier désireux de découvrir le tombeau légendaire de l’apôtre situé dans la cathédrale.
Santiago sous la pluie, arpentée par quelques marcheurs ne provoque pas spontanément un sentiment d’euphorie. Mais comment ne pas être impressionnée par la richesse et le gigantisme de la façade de style baroque de la Cathédrale, l’Obradoiro, qui signifie «travail d’orfèvre», réalisée au XVIIIe siècle et déclarée patrimoine mondial de l’UNESCO en 1985. Signalons notamment la magnifique œuvre romane du XIIe siècle qu’est «le portique de la gloire» attribuée au Maestro Mateo.

L’Obradoiro
A l’intérieur de la Cathédrale, vous ne pouvez manquer de voir l’énorme encensoir d’un mètre cinquante de haut, le Butafumeiro, qui servait à honorer Dieu… mais aussi à couvrir l’odeur des pèlerins dans la cathédrale. Si vous pouvez assister un jour au spectacle impressionnant de son utilisation, n’hésitez pas : l’encensoir est fixé à une corde de trente mètres au plafond de la cathédrale ; huit hommes provoquent un mouvement de balancier jusqu’à ce qu’il touche presque le plafond. Croyants ou non croyants, vous prierez que la corde ne cède pas.

Une représentation de Saint-Jacques trône en position centrale dans la cathédrale, accessible par un passage aménagé à l’arrière de la statue, emprunté par les visiteurs qui en file ininterrompue veulent lui rendre hommage. Visible également, l’urne dans laquelle sont conservées les reliques de l’Apôtre.

L’église et le monastère de San Martin Pinario
Un autre monument important est l’ensemble formé par l’église et le monastère de San Martin Pinario de style baroque, mesurant cent mètres de long et encadré de deux tours.
Beaucoup d’autres édifices seraient à citer : l’Hostal des rois catholiques, le couvent de Santo Domingo de Bonaval, l’ancien monastère de San Lorenzo de Trasouto fondé au XIIIe siècle.
Mais avant de clore cette chronique, faisons un détour par Lugo au cœur de la province du même nom, la plus grande des quatre provinces galiciennes.

Lugo
Capitale de l’ancienne Galice, l’histoire de Lugo  commence avec la conquête romaine dont elle a conservé de nombreux vestiges : en témoignent les murailles du Ier et IIe siècle qui enserrent le principal centre urbain, non accessible aux voitures dans sa presque totalité. Vous profiterez de ce havre de paix et de beauté où se succèdent édifices religieux aux styles mélangés mais souvent baroques, places aérées encadrées de restaurants, parcs et espaces verts, ruelles pavées bordées de maisons à l’architecture typique, boutiques. Parmi les édifices remarquables, citons la Cathédrale dont la construction démarra au XIIe siècle, l’église de San Froilan, l’hôtel de Ville.

L’accès au cœur de la ville protégée se fait par des portes en pierre de taille ornées de statues toutes différentes dont celle, équestre, de l’Apôtre Saint-Jacques omniprésent et vous pourrez en faire le tour grâce au chemin de ronde situé en haut des murs d’enceinte, point de vue qui vous permettra de mieux appréhender l’emplacement des sites.

Avant de quitter cette région dont il y aurait beaucoup plus à dire, quelques mots pour vous faire partager un possible hébergement : celui que nous avons choisi pour visiter cette région. Un site internet nous a permis de louer une maison d’architecte d’environ 200 m2 (3 chambres) à Crendes
(approximativement à 20 kms de La Corogne) dans un cadre de verdure spacieux pour un prix des plus raisonnables. Si vous souhaitez en savoir davantage, vous pouvez me contacter. Je serai ravie de vous transmettre les coordonnées des propriétaires.

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