Eloge des maisons de famille

Maison de famille, refuge ultime dans un monde de foisonnement, d’excitation de trop de tout.
Un rêve ? oui mais qui ne fait rêver que ceux qui ne la connaissent pas et ne la pratiquent pas….
Loin de nous les éternels débats pique-nique sur la plage (la version bordelaise étant : « bassin ou océan » ?) ou repas à la maison assis pour les plus vieux, sortie en bâteau ou farniente sur le sable? Règles et contraintes collectives ou laisser aller estival individualiste? Loin de nous les heures qui suivent la résolution 1 : je vais à la plage, à la résolution 2 : j’y suis enfin !!! Et entre les deux : où est le chapeau de Victoire ? Qui a traîné ma serviette dans le sable mouillé ? Qui diantre a pu laisser le maillot de bain de Juliette sur la plage ce matin ? Quelqu’un a t’il prévu le goûter ? Et pourquoi Sophie a été oubliée ce matin chez les maîtres-nageurs sauveteurs sans que personne ne s’en rende compte ???? La pauvre petite est rentrée en pleurs, à pied, alors que nous étions tranquillement assis sous le parasol à siroter l’apéro. La honte…. Loin de nous les sorties en mer, les heures de fermeture du port qui ne pardonnent aucune erreur d’organisation, les petits oublis qui se transforment en grands drames : tout le monde rassemblé, assis dans le carré profitant d’une belle et inespérée fenêtre météo favorable, attendant le départ pour mettre les voiles…  quand soudain pas de moteur pour sortir le bâteau… Une question alors et une seule : QUI A OUBLIE DE FERMER LE RESERVOIR DU MOTEUR LORS DE SA DERNIERE SORTIE EN MER ???? Soupir.

Passons sur les sacs de plage qui trainent dans l’entrée, la chambre rose attribuée à Jean-Michel, (c’est toujours pareil, c’était le préféré de sa maman), les mêmes qui débarrassent le lave-vaisselle, font le marché etc, etc.
C’est ça le paradoxe des maisons de famille : On y arrive plein de bonnes résolutions, avec la promesse d’un été radieux, on en repart en se jurant de ne plus y revenir. En cette rentrée d’été presque indien, de confusion politico-conjugale, de crise financière, de conflits internationaux, la famille est néanmoins une valeur refuge pour 81% des français. Alors on part où l’été prochain ?

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